La compétition est un poison qui détruit toute collaboration

L’enseignement et la société montrent que l’idéal le plus élevé est le fait de gagner, de se comparer pour savoir qui est le meilleur et ainsi recevoir de l’attention, de la reconnaissance, des récompenses, des félicitations et ainsi se sentir comme une personne précieuse, admirable et grandiose.

Les gens les plus écoutés disent qu’il faut une saine compétition pour gagner afin de :

  • Performer pour s’améliorer !
  • Travailler fort pour y arriver !
  • Se surpasser pour repousser ses limites !
  • Avoir peur de perdre pour se motiver !
  • Faire des sacrifices pour réussir !

Malheureusement, peu importe le gagnant ou les nombreux perdants, personne dans ces deux camps ni les gens les plus écoutés ne sont conscients que la compétition contribue à créer des disputes, des affrontements, des rivalités, des guerres et des massacres en utilisant des comportements destructifs, violents et cruels dans les relations afin de distinguer le gagnant du perdant.

Passer sa vie à vouloir gagner afin d’être sur la plus haute marche du podium écarte toute conscience de bien s’entendre dans les relations en voyant les autres comme des adversaires.

Pourquoi perdre sa vie à vouloir la gagner ?

Pourquoi se détruire au nom du divertissement ?

 

La compétition est un poison

 

La compétition n’est pas un problème pour les gagnants et les perdants

Notre monde croit profondément à l’idée de séparation, que nous sommes des corps séparés qui doivent lutter et rivaliser pour s’accaparer du butin, des récompenses, des prix, des trophées afin de recevoir de l’admiration, de la reconnaissance et de l’attention qui va au gagnant et rien au perdant.

Toute cette admiration, popularité ou célébrité apporte un sentiment d’être tellement précieux, d’être tellement aimé et d’être tellement apprécié des autres, qu’ils ne se rendent pas compte que cela est une puissante drogue, une profonde croyance, une obsession de vouloir l’amour des autres pour compenser l’absence d’amour de soi.

Ils sont tellement désespérés qu’ils affirment que le plus grand amour est de s’oublier pour l’autre. L’autre étant eux-mêmes !

En vérité, l’amour de soi ne peut pas être remplacé ni compensé par l’amour provenant des autres, car cela est une dépendance, un besoin qui est contre la nature de l’être humain.

 

L’amour n’est pas ce que l’on veut, mais bien ce que l’on est ! Voilà la plus grande confusion !

 

Par conséquent, un sentiment de vide est continuellement vécu par le gagnant et sa réaction habituelle est de vouloir gagner ou vouloir accumuler plus de choses afin de ne pas perdre sa célébrité, sa renommée ou sa richesse au devant des autres.

Je me suis toujours demandé pourquoi un millionnaire a besoin d’un million de plus dans sa vie. J’ai compris que ce n’est pas le million de plus qu’il voulait, mais bien de continuer à se faire aimer des autres en croyant gagner ou accumuler plus, au lieu d’aider les autres à réussir ou à accumuler plus et ainsi sentir l’amour envers lui-même pour ne plus dépendre des autres pour s’aimer.

D’autre part, pour les perdants, ils sont prisonniers de cette profonde croyance de la compétition en se disant qu’ils ont fait leur possible, qu’ils vont se reprendre la prochaine fois ou qu’ils ne peuvent pas toujours gagner.

Comment les gens peuvent-ils se rendre compte que la compétition ne fonctionne pas pour bien vivre ensemble ?

Ils ne le peuvent pas, car ils ont à l’esprit le désir d’être aimer ou apprécier, le but de vouloir gagner et ainsi croire que la compétition est la solution qui fonctionne pour y arriver.

 

La compétition est un problème pour ceux qui désirent s’aimer en aimant les autres

Lorsque nous gagnons ou perdons souvent et que des milliards de gens vivent ainsi, il se produit dans notre esprit une habitude inconsciente qui ne fait que donner de la force à la croyance en la compétition et ainsi oublier le but à accomplir et le désir à réaliser, à satisfaire.

Cette croyance en la compétition n’est jamais remise en question, n’est jamais un problème, car nous sommes convaincus qu’il est impossible qu’autant de gens puissent se tromper.

Parce que le but de gagner et le désir d’être précieux ou admiré ne changent pas, alors la solution à faire, donc la compétition, n’est pas un problème, car elle est le moyen qui fonctionne pour parvenir au but et réaliser le désir.

Pour que la compétition soit un problème, il faut d’abord prendre conscience que le but soit un problème, que gagner soit un problème.

Mais, je ne peux pas choisir un autre but si mon esprit n’est pas secoué dans ses croyances et cela se produit avec des sentiments inconfortables et ainsi me remettre en question, remettre en question mon désir d’être reconnu, d’être aimé et admiré des autres.

Par conséquent, la compétition est un problème, ne fonctionne pas, si mon désir est de m’aimer et que mon but est d’aimer les autres au moyen de la collaboration.

En vérité, ce qui compte n’est pas de me faire aimer des autres par des performances de gagnant et ainsi vivre dans la dépendance des autres pour mon bonheur, mais bien de m’aimer en aimant les autres par des « performances aimables » et ainsi, n’avoir rien à gagner ni à perdre.

En définitif, je ne peux qu’aimer ou échouer à aimer.

 

La compétition est un choix moindre qui doit exister pour faire un choix plus élevé

J’ai été conditionné une grande partie de ma vie à croire en une saine compétition pour me réaliser personnellement.

Quels sentiments magnifiques que de gagner et recevoir les félicitations et les reconnaissances !

Un jour, après avoir couru le marathon de Montréal, je me suis placé comme spectateur à la ligne d’arrivée afin de voir tous les finissants jusqu’au dernier, et voir dans leurs yeux un sentiment merveilleux d’accomplissement sans recevoir l’attention ou l’admiration réservé au gagnant.

Tous ces finissants étaient oubliés et j’ai eu mal en moi et j’ai pleuré de tristesse.

J’ai compris combien la compétition était absurde et illusoire. J’ai compris aussi qu’en l’absence de compétition, qu’il était impossible de prendre conscience de la collaboration entre nous en apportant librement et consciemment, des comportements aimables, justes et bons afin de m’aimer et aimer les autres sans avoir à l’esprit une récompense en retour.

Cette première étape de s’aimer en premier est la base de la connaissance de soi ou l’éveil de soi avant de partager avec les autres, avant de collaborer avec les autres et ainsi aimer les autres.

Trop souvent j’ai entendu dire que le plus grand amour est de s’oublier pour l’autre. En vérité, cela n’est pas l’amour, mais une version contrefaite par un esprit totalement égoïste et inconscient qui cherche à manipuler les autres par la peur et ainsi se faire aimer.

Aimer les autres est impossible si je ne suis pas conscient que tout ce que je fais, je le fais pour m’aimer d’abord (mon désir) et ensuite aimer les autres (mon but).

Offrir de la reconnaissance aux autres, aider les autres à réussir sans chercher à se comparer apporte une saine collaboration et ainsi s’aimer soi-même sans avoir besoin que les autres nous aiment.

 

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Vouloir être le meilleur

 

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